Le village de Saint Cirq Lapopie

Noous vous invitons à découvrir le village de Saint Cirq Lapopie, comme nous l'aimons.   

Surplombant le Lot de près de 100 m de haut, Le village fut partagé au Moyen âge entre quatre dynasties féodales, les Lapopie, les Gourdon, les Cardaillac et les Castelnau.

                    

De ce fait, plusieurs châteaux et maisons fortes constituaient le fort de Lapopie et dominaient le village. Les rues de St Cirq Lapopie ont conservé de nombreuses maisons anciennes dont les façades en pierre ou en pans de bois datent pour la plupart du XIIIè au XVIè siècles. Etroites, elles sont caractérisées par leur toit de tuiles plates, à fortes pentes ...

L'origine du nom Lapopie ?

Le mot occitan « popa » (le promontoire) a-t-il donné son nom à la cité médiévale ? Ce n'est pas certain ! C’est avant tout aux seigneurs de l’époque que Saint-Cirq doit son nom. La famille des Lapopie est restée en effet pendant des siècles maître des lieux.

                  

Mais pourquoi Saint Cirq ?

Saint-Cirq se prononce Saint-Cyr, Ce saint fut tué jeune (3 ans), sous Dioclétien, battu à mort pour avoir égratigné le visage d’un magistrat furieux. Il périt avec sa mère, noble veuve mais Chrétienne, à Tarse dans les plaines d’Asie Mineure. L’on dit que ses reliques auraient été apportées ici par saint Amadour qui s’est établi sur le roc connu non loin de là.

Les seigneurs La Popie ont ajouté leur nom au moyen âge au château qu’ils bâtirent là. Il est aujourd’hui écroulé, démoli sur l’ordre de Louis XI en 1471, puis à nouveau sous Henri futur IV en 1580. Ne subsistent de lui que de vagues ruines. Assiégée par Richard Cœur de Lion en 1199, ballottée entre les deux camps pendant la Guerre de Cent Ans, La belle perchée sur son rocher suscitera bien des convoitises. Mais ces alliances ennemies lui vaudront au XVème et au XVIème siècle de perdre ses trois châteaux alors rasés par ordre du roi.

            

Le village a conservé cette atmosphère médiévale dont s’imprègne aujourd’hui, sitôt passé l’arche gothique de la porte de Rocamadour, le visiteur venant du causse ou de la vallée, tel le pèlerin ou le marinier du Moyen-Âge.

Grimpant si ardemment que l’on y circulait autrefois pieds nus pour mieux agripper les pavés ronds dans les ruelles étroites enjambées d’élégants pontets voûtés appelés « botes »… Au détour des venelles, l’ancien hôpital, la demeure des consuls, l’auberge des mariniers (où a résidé André Breton), et le musée Rignauld vous font revivre également les grands moments du passé.

             

Perçant entre les maisons, les jardins fleurant bon les roses trémières et les églantiers accueilleront les promeneurs en quête de repos. En contrebas des vestiges des forteresses, l’imposante église fortifiée d’architecture gothique a englobé l’ancienne chapelle romane et domine le somptueux désordre des hauts toits de tuiles plates.

La spécialité du village, depuis les temps médiévaux, est de tourner le bois.

Une puissante corporation est née là, fédérant les roubinetaïres ainsi qu’ils s’appelaient parce qu’ils tournaient surtout – demande oblige – des « roubinets » de barriques.

Un tourneur sur bois demeure toujours à St Cirq. Il se nomme François Vinel ; rendez lui visite dans son échoppe dans la rue principale en bas du village.

Dès les débuts du XXème siècle, Saint Cirq Lapopie, quelque peu assoupie durant les deux derniers siècles, reprend un nouvel élan grâce à l’intérêt que lui portent alors des artistes connus.

Refuge paradisiaque, Saint Cirq appelle l’inspiration d’Henri Martin, Pierre Daura ou André Breton.

« Par delà bien d'autres sites - d'Amérique, d'Europe - Saint-Cirq a disposé sur moi du seul enchantement : celui qui fixe à tout jamais. J'ai cessé de me désirer ailleurs. Je crois que le secret de sa poésie s'apparente à celui de certaines Illuminations de Rimbaud, qu'il est le produit du plus rare équilibre dans la plus parfaite dénivellation des plans. Ses toits, c'est toi. L'énumération de ses autres ressources est très loin d'épuiser ce secret »
André Breton

 

                

« Saint Cirq Lapopie est sans doute un des rares lieux où ceux qui le méritent peuvent encore se rencontrer au carrefour des siècles ».  Voilà ce qu'écrivait Adrien Dax, un peintre venu à Saint-Cirq Lapopie dans les années 50-60.

Parmi ces peintres venus dans la mouvance des surréalistes autour d'André Breton, on peut citer Toyen, Man Ray, Paalen, Alechinsky, d'Orgeix, Pierre Daura et Henri Martin (1882-1943), qui demeura plusieurs années dans notre village qui fait partie de "l'un des plus beaux villages de France".

                            
                            St Cirq Lapopie et quelques uns de ses ânes ...                             Photo Ann Lockey